854 millions d’affamés dans un monde plus riche
1 novembre, 2006 @ 5:34 Actualités Internationales

« Le nombre de personnes affamées dans le monde est loin de diminuer. Il augmente même de 4 millions par an.» C’est par cette alarme que Jacques Diouf, directeur général de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a présenté hier à Rome son rapport annuel sur l’insécurité alimentaire. Triste bilan lorsqu’on sait qu’il y a tout juste dix ans, l’objectif fixé après le sommet mondial de l’alimentation (SMA) était de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde en 2015 pour le ramener à 412 millions, soit une baisse de 31 millions par an.

«Navré.» Jacques Diouf a rappelé que les dirigeants des 185 pays présents alors à Rome avaient qualifié d’ «inacceptable et d’intolérable» la malnutrition. Depuis, rien n’a changé. Ou plutôt si, puisque le monde est plus riche aujourd’hui qu’il y a dix ans. «Aucun progrès n’a été réellement accompli. Je suis profondément navré d’annoncer que la situation est toujours « intolérable et inacceptable. »»

Libération, Dino DIMEO, 31 octobre 2006

-templahr
rss 1 réponse
  1. 8 novembre, 2006 | 21:09 | #1

    L’insécurité alimentaire n’est, en l’occurence, pas liée à la richesse, celle-ci pourrait bien augmenter encore, globalement, que le problème serait le même.

    Il ne s’agit pas de nier la longue exploitation des richesses des pays du sud par les pays du nord, le triste héritage de la colonisation dans la destructuration culturelle et économique des pays dominés, ni les responsabilités du modèle économique capitaliste et libéral dans les difficultés des pays pauvres. Et je suis d’accord qu’il faut s’attaquer, chez nous, à changer tout ça, au moins pour ce qu’on peut, qui serait encore réparable.

    Mais les ressources propres de ces pays aux populations affamées, leur meilleure adaptation aux besoins de la population, une meilleure répartition, l’utilisation de l’aide internationale au développement si besoin est, par ailleurs, (non détournée comme actuellement pour enrichir ceux qui le sont déjà), seraient probablement bien suffisantes pour nourrir la planète.

    Il faut accepter de regarder en face la lourde responsabilité des dirigeants locaux, notamment en Afrique, qu’on connait mieux, dont les conflits de pouvoirs, la corruption, la défense exclusive de leur intérêt et celui de leurs clans, leur appropriation des richesses nationales sans aucun souci de l’intérêt général de leur peuple, aboutissent à des guerres dévastatrices pour la vie des populations, pour les récoltes, les infrastructures et les ressources de l’économie en général. (ex. du Soudan, de l’Ethiopie.. et autres pays qui défraient régulièrement la chronique). Ces dirigeants, non seulement empêchent tout développement de leur pays, mais assassinent sans scrupule leurs peuples.

    Je me demande si notre culpabilité de riches (à juste raison!), de petits blancs, ou de militants de gauche, ne nous aveugle pas quelquefois sur ces faits?

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