posts de novembre 2006


un match, un mort

Jeudi soir, à l’extérieur du stade, vers la station de métro Porte-de-Saint-Cloud, «un groupe de supporteurs excités du PSG de la tribune Boulogne s’en prennent à un supporteur de Tel-Aviv qui a un drapeau aux couleurs israéliennes et le traitent de « sale juif »». Yanniv Hazout, 23 ans, de confession juive, «demande l’aide de l’agent en civil», qui lui «prête assistance, comme il se doit», selon la préfecture de police de Paris. En «mission discrète, donc en civil», ce membre du service régional de la police des transports, équipé d’un talkie-walkie, doit «assurer le contact en surface avec ses collègues dans le métro, et surveiller les véhicules de police». Témoin de la scène, Philippe Broussard, rédacteur en chef du service société de l’Express, spécialiste des hooligans, voit «un Noir d’une trentaine d’années» qui a «en main une grosse bombe de gaz lacrymogène et tente de faire face à une foule de plus en plus hostile. A l’évidence, il cherche à protéger quelqu’un situé près de lui, et lance à plusieurs reprises : « Reste derrière moi ! Reste derrière moi! »» écrit-il sur le site de l’Express. Selon un enquêteur, «les insultes et l’agression se reportent alors sur le policier antillais traité de « sale Nègre » et visé par des saluts nazis». Cerné par «150 supporteurs du PSG» qui scandent «Bleu-Blanc-Rouge, la France aux Français!», il court avec son protégé vers le McDonald’s de l’autre côté de la place, mais n’a pas le temps d’y entrer, «pris à partie» devant le dépôt de la RATP. A 50 mètres de là, Philippe Broussard «constate un mouvement de foule, comme si le « fugitif » était rattrapé par ses agresseurs. Plusieurs personnes crient : « Il a un flingue, il a un flingue. » Et puis soudain, un coup de feu claque».

 

Depuis Patricia TOURANCHEAU, Libération, 

samedi 25 novembre 2006

 

Grèce : après le viol, le racisme…

Lu dans Ouest-France du 5 11 06 un article d’Angélique Kourounis, dont voici l’introduction :

« A Athènes, quatre adolescents, tous grecs, qui ont violé leur camarade de classe, une bulgare de 16 ans, ont eu la même punition…que leur victime, à savoir cinq jours d’exclusion. L’affaire, qui a pour cadre le lycée d’Amaryntchia, sur l’île d’Eubée, a été rendue publique lorsque la jeune fille a porté plainte près de la police. On lui a conseillé de partir du village où elle habitait depuis dix ans avec sa mère, « pour calmer les esprits »……. »

La journaliste précise ensuite que si des voix se sont élevées pour dénoncer ces faits, dont celles du président de la république grecque, du ministre des Affaires étrangères, et du ministre de l’Education, à l’opposé il s’est trouvé des professeurs, le chef de l’église orthodoxe, une partie de la presse, et même le ministre de la santé pour continuer à mettre victime et violeurs sur un pied d’égalité.

En Amérique, tradition et commerce sont les mamelles de la folie

Ouest-France du 8 11 06, sous le titre « Un 4×4 acheté, un fusil offert » :

L’entrefilet dévoile qu’à Oxford, en Pennsylvanie , dans une petite ville près de l’école où dix fillettes de la communauté amish ont été tuées début octobre par un homme armé, un concessionnaire auto offrait en promotion, depuis le début de la saison de la chasse jusqu’au 31 octobre, un fusil à tout acquéreur d’une 4×4 ou d’une camionnette.

Russie, xénophobie et autorités

De la Russie d’Europe (Moscou, Saint-Petersbourg) à celle d’Extrême-Orient (Blagovechtchensk, à la frontière avec la Chine) 150 000 personnes ont pris part, samedi 4 novembre, à des rassemblements xénophobes organisés par l’extrême droite dans 20 villes de la Fédération. Autorisés par les autorités, les rassemblements étaient encadrés par la police qui a empêché qu’ils ne se transforment en défilés, procédant à des centaines d’interpellations. A Moscou, des milliers de manifestants ont réclamé la fin de l’immigration illégale et la protection des « Russes ethniques ».

Depuis 2005, le Kremlin a décidé de faire du 4 novembre « la journée de l’Unité du peuple », en souvenir de la libération de Moscou de l’occupation polonaise au XVIIe siècle.

Le monde 07 novembre 2006

Les britanniques et les caméras

La Grande-Bretagne est en train de devenir une « société sous surveillance », estime la commission britannique pour l’information. Dans les rues, sur les autoroutes, dans les trains, les bus, les couloirs du métro, le royaume abrite 4,2 millions de caméras de surveillance : une pour 14 personnes. Un Londonien peut être filmé plus de 300 fois par jour.Le contrôle des Britanniques est multiforme, nourri d’une incessante collecte d’informations sur leurs comportements et sur leurs déplacements : enregistrement des mouvements des personnes et des appels qu’elles effectuent ou reçoivent ; analyse des habitudes d’achat et de consommation ; contrôle des usages de l’Internet.

Le monde, 4 novembre 2006 

 

854 millions d’affamés dans un monde plus riche

« Le nombre de personnes affamées dans le monde est loin de diminuer. Il augmente même de 4 millions par an.» C’est par cette alarme que Jacques Diouf, directeur général de la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, a présenté hier à Rome son rapport annuel sur l’insécurité alimentaire. Triste bilan lorsqu’on sait qu’il y a tout juste dix ans, l’objectif fixé après le sommet mondial de l’alimentation (SMA) était de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde en 2015 pour le ramener à 412 millions, soit une baisse de 31 millions par an.

«Navré.» Jacques Diouf a rappelé que les dirigeants des 185 pays présents alors à Rome avaient qualifié d’ «inacceptable et d’intolérable» la malnutrition. Depuis, rien n’a changé. Ou plutôt si, puisque le monde est plus riche aujourd’hui qu’il y a dix ans. «Aucun progrès n’a été réellement accompli. Je suis profondément navré d’annoncer que la situation est toujours « intolérable et inacceptable. »»

Libération, Dino DIMEO, 31 octobre 2006

Collectif antilibéral de Ch... |
Blog de Michel Issindou |
PCF Gardez la parole à Vill... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Le blog de Pierre Roche : ...
| aijfcameroun
| liberté