Une institutionnalisation de l’archaisme

Le choc est le même à chaque fois, la bêtise instituée fait plus de mal à l’humanité que celle d’un individu ou d’un conglomérat d’individus :

trouvé en entrefilet sur la dernière page de Ouest-France du 3 avril 07 une perle noire : il y est mentionné que le meurtre pour dette d’honneur a un tarif judiciaire en Iran : pour l’année 2007, le « prix du sang » est fixé à l’équivalent de 20700 euros pour le meurtre d’un homme. Si la victime est une femme, c’est moins cher.

On ne sait pas ce qui est le plus odieux…

Le siècle des Lumières avait sans doute ses zones d’ombres, ses déviations et ses récupérations, mais je préfère encore assumer cet héritage-là.

Restriction de l’accès aux minima sociaux pour les ressortissants communautaires

Le gouvernement a décidé d’exclure du bénéfice du revenu minimum d’insertion (RMI), de la couverture-maladie universelle (CMU) et des prestations familiales, les ressortissants communautaires « entrés en France pour y rechercher un emploi et qui s’y maintiennent à ce titre ». La mesure est contenue dans l’article 9 du projet de loi instaurant un droit opposable au logement, présenté en conseil des ministres, le 17 janvier. L’ouverture du marché du travail aux ressortissants des nouveaux Etats membres, notamment aux Bulgares et aux Roumains, a conduit le gouvernement à inscrire dans la loi cette mesure. Celle-ci vise, comme l’explique une note gouvernementale, à « prévenir les abus » que pourraient commettre des personnes qui viendraient « s’installer en France dans le but de toucher les minima sociaux ou la CMU ». « En particulier, précise la note, il ne doit pas être possible de toucher ces prestations dès l’installation en France simplement en s’inscrivant à l’ANPE. »

Le 11 janvier, Nicolas Sarkozy avait affirmé que les Roumains et les Bulgares qui n’ont « pas de ressources, et qui constitueraient donc une charge pour notre système d’aide sociale, n’ont pas le droit de séjourner en France ». « Notre pays n’a pas vocation à être un guichet social universel », soutenait-il. Pour le RMI, la loi du 23 mars 2006 exige déjà d’un ressortissant communautaire qu’il remplisse « les conditions exigées pour bénéficier d’un droit au séjour » et qu’il ait « résidé en France durant les trois mois précédant la demande ». Avec cette disposition, le gouvernement entend empêcher des chômeurs européens continuant à chercher un emploi au-delà des trois premiers mois en France de faire une demande de RMI.

Laetitia Van Eeckhout
Le Monde du 21.01.07.

Moscou relance la chasse aux Caucasiens

«Ils peuvent venir d’un instant à l’autre. Et c’en sera fini de nous. Nous crèverons en Moldavie.» Aux aguets derrière un rempart de gaufrettes, sur le marché de la Grande Vague à Moscou, Radika, comme presque tous les vendeurs étrangers de Russie aujourd’hui, s’avoue «en panique». De nouvelles lois, entrées en vigueur cette semaine, prétendent contrôler sérieusement l’immigration illégale en Russie et interdire même tout travailleur étranger sur les marchés qui, ces dernières années, étaient passés sous la coupe des  «Noirs», comme on appelle ici les étrangers originaires du Caucase ou d’Asie centrale. Les objectifs sont ambitieux, à la mesure de la terreur qu’ils déclenchent : passer, cette année, de plus de 10 millions d’immigrés illégaux, selon les services d’immigration, à 6 millions d’immigrés «légalisés». Les autorités n’ont compté en 2006 qu’1,3 million d’immigrés légaux.
Contrôle. A la Grande Vague comme sur tous les marchés, les inspections se sont multipliées, avec pour consigne d’embarquer tous les vendeurs qui ne seraient pas parfaitement en règle. Moldave installée depuis seize ans à Moscou, Radika confie : «Avant le 15 janvier, les services d’immigration ne voulaient pas nous délivrer de permis de travail. Mais depuis, nous sommes censés avoir tous nos papiers en règle ! D’ailleurs, pour nous, vendeurs, même si on obtient un permis de travail, il ne vaudra que jusqu’au 1er avril.»
Sous l’impulsion du président Poutine en personne, qui a appelé à «mettre de l’ordre» sur les marchés et à «réserver le marché du travail avant tout aux citoyens de Russie», une des nouvelles lois prévoit qu’à partir du 1er avril les marchés russes ne pourront plus compter qu’un maximum de 40 % de vendeurs étrangers. Au 1er janvier 2008, tous les vendeurs étrangers devront avoir disparu. Ainsi, les fermiers russes pourront reprendre le contrôle du commerce de détail, passé ces dernières années sous la coupe de mafias, caucasiennes pour la plupart, argumentent les autorités.
«Mais les Russes ne veulent pas travailler ! rétorque Ali, 36 ans, patron de deux petits étals à la Grande Vague. J’ai déjà essayé d’en embaucher, l’un est parti avec la caisse, l’autre réclamait un salaire énorme, même quand il venait travailler bourré !» Originaire d’Azerbaïdjan, Ali, comme beaucoup d’autres de ses collègues restés sur ce marché, a obtenu depuis plusieurs années la nationalité russe, mais il s’inquiète pour ses employés et parents restés «étrangers».  «Pour obtenir le passeport russe, il faut réunir beaucoup de documents et ça coûte au moins 3 000 dollars en bakchichs, soupire Radika, la vendeuse moldave. Jusqu’à présent, avec mon mari qui travaille aussi à Moscou comme maçon, nous nous en sortions sans permis. Mon mari n’a été coincé que deux fois. La première, on lui a pris tout son salaire ; la seconde, il a dû donner son téléphone portable. Je ne sais pas ce que nous allons devenir.» (…).

 

Lorraine MILLOT

Libération 17 janvier 2007

Les minorités dans les universités américaines

Pour exprimer combien il se sent isolé sur ce campus californien où prédominent les Blancs et les Asiatiques, D’Juan Farmer arbore un tee-shirt avec cette inscription : « Got Black Students ? » (« Avez-vous des étudiants noirs ? »). Ce jeune Afro-Américain, qui veut devenir médecin, a grandi dans un quartier de Los Angeles et il est le premier de sa famille à faire des études supérieures. Il est aussi l’un des 96 Noirs (dont 20 athlètes) à avoir été admis en 2006 à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), sur une promotion de 4 852 nouveaux : soit 2 % des effectifs – alors que les Afro-Américains comptent pour environ 10 % de la population du comté. C’est le pourcentage le plus faible depuis 1973, au point que certains s’indignent de cette statistique infâme, brandissant la liste des « Infamous 96″.

 

A la rentrée, la faible participation de ces minorités, que l’université californienne définit officiellement comme « sous-représentées » (Américano-Indiens, Afro-Américains, Chicanos et Latinos), a alarmé étudiants et responsables et ravivé le débat sur l’affirmative action ou « discrimination positive », qui agite la Californie depuis plus d’une décennie. Les chiffres sont particulièrement alarmants à l’UCLA, l’un des trois campus les plus importants, par le nombre d’étudiants, et les plus compétitifs du système universitaire public, avec Berkeley et San Diego. Et tous les campus enregistrent des baisses significatives des inscriptions de certaines minorités, dix ans après l’adoption de la Proposition 209 qui, en 1996, a interdit tout traitement préférentiel basé sur la race, le sexe, la couleur, l’appartenance ethnique ou la nation d’origine dans les admissions aux universités publiques. Déjà, en 1995, sous l’impulsion de Ward Connerly, un Noir conservateur qui a fait de l’élimination de la « discrimination positive » le combat de sa vie, le conseil d’administration de l’Université de Californie avait devancé les électeurs en adoptant la mesure « SP1″, qui éliminait toute préférence en faveur des minorités dans le traitement des inscriptions.Les conséquences se sont immédiatement fait sentir à l’Université de Californie. En 1995, 21 % des étudiants de première année appartenaient à une minorité sous-représentée, tandis qu’en 1998, première rentrée à ne pas appliquer la « discrimination positive », cette proportion avait chuté à 15 %. Depuis, les chiffres se sont légèrement améliorés, car les responsables universitaires, à qui la loi interdit d’appliquer des critères de race, ont recours à d’autres méthodes pour recruter les étudiants de milieux défavorisés. « Toutes les stratégies que nous avons déployées pour que nos étudiants reflètent la population californienne ont eu un certain effet, mais sont loin d’avoir résolu le problème », reconnaît Susan Wilbur, responsable des inscriptions de première année de l’Université de Californie. « Hélas, nous sommes contraints par le cadre législatif », déplore-t-elle.

 

Pour remédier à la chute des admissions des minorités, le campus de Berkeley a eu l’idée d’une approche « holistique » de l’examen des demandes d’inscription ou comprehensive review (la médecine holistique, très en vogue sur la Côte ouest, prend en considération les différents aspects de la santé d’un individu). « Désormais, la nouveauté est que, après les évaluations séparées des différents volets de la demande (notes, activités extrascolaires, motivation…), dans la phase finale, une seule personne prend connaissance de l’ensemble du dossier », explique Ricardo Vazquez, porte-parole de l’Université de Californie. « Nous pouvons ainsi évaluer l’éligibilité d’un élève, non pas seulement en fonction de ses résultats scolaires, mais en tenant compte du contexte local », ajoute-t-il. Du coup, Berkeley a redressé son taux de participation des minorités sous-représentées, et l’université UCLA, qui est à la traîne, a décidé d’appliquer cette « méthode holistique » pour ses admissions dès la rentrée prochaine. Et pour intéresser et recruter les étudiants les plus démunis, tous les campus font désormais des efforts de communication auprès des écoles secondaires qui envoient peu d’élèves à l’université. « Quel est le rôle d’une université publique, financée par les contribuables, et donc les minorités, dans notre société ? », demande Frank Gilliam, professeur de sciences politiques à UCLA : « C’est de servir le bien public ! Alors il faut surveiller la composition de ces institutions qui vont former les cadres, les médecins, les leaders qui, demain, vont retourner servir leur communauté. Nos effectifs doivent être au grand complet, sinon l’Etat en pâtit. »

 

Cet universitaire se dit même favorable à une révocation de la Proposition 209, tout en reconnaissant que l’opinion publique n’y semble pas disposée pour le moment. En novembre, le dixième anniversaire de l’adoption de la Proposition 209 a été marqué par des manifestations d’étudiants clamant : « Hey, hey, ho, ho ! Prop 209 has to go ! » (« A bas la Proposition 209 ! »), mais qui n’ont pas été très suivies, même à Berkeley et à l’UCLA.
En revanche, les opposants à l’ »affirmative action » sont de plus en plus nombreux. En novembre, les électeurs du Michigan ont banni, lors d’un référendum, la « discrimination positive ». Et l’American Civil Rights Coalition, dirigée par Ward Connerly, entend bien présenter et soutenir d’autres référendums contre l’affirmative action dans neuf Etats (Arizona, Colorado, Missouri, Nebraska, Nevada, Oregon, South Dakota, Utah, Wyoming) aux élections de novembre 2008. Les restrictions contre la « discrimination positive » menacent aussi les écoles primaires et secondaires. La Cour suprême va examiner un recours impliquant de tels programmes dans les écoles de Seattle et de Louisville, ce qui pourrait affecter les 54 000 élèves des écoles publiques de Los Angeles qui sont admis dans des magnet schools. Ces « écoles-aimants » acceptent des élèves d’autres quartiers, afin d’encourager la diversité raciale. Une décision négative de la Cour suprême les renverrait dans leurs écoles de quartier, où existe une forte ségrégation.

 

Claudine Mulard
Le monde 10.01.07.

 

 

 

 

L’élevage contribue beaucoup au réchauffement climatique

MANGER de la viande nuit à l’environnement. C’est la conclusion à laquelle parvient l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui a rendu public, mercredi 29 novembre, un rapport consacré à l’impact écologique de l’élevage. Celui-ci est « un des premiers responsables des problèmes d’environnement », affirme un des auteurs, Henning Steinfeld. Mesurée en équivalent CO2, la contribution de l’élevage au réchauffement climatique est plus élevée que celle du secteur des transports. L’activité est responsable de 65 % des émissions d’hémioxyde d’azote, un gaz au potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que celui du CO2, essentiellement imputable au fumier. De plus, le bétail produit 37 % des émissions de méthane liées aux activités humaines. Ce gaz, produit par le système digestif des ruminants, agit vingt-trois fois plus que le CO2 sur le réchauffement. Les pâturages occupent 30 % des surfaces émergées, alors que 33 % des terres arables sont utilisées pour produire l’alimentation du bétail – et ces surfaces sont insuffisantes pour répondre à la demande, ce qui entraîne le défrichage de forêts. D’autres dégâts sont énumérés : 20 % des pâturages sont dégradés par une surexploitation entraînant le tassement et l’érosion du sol ; l’activité compte aussi « parmi les plus nuisibles pour les ressources en eau ».
La hausse du niveau de vie s’accompagne d’une consommation plus importante de viande et de produits laitiers. La production mondiale de viande devrait donc plus que doubler d’ici 2050, passant de 229 à 465 millions de tonnes. Les auteurs du rapport rappellent que la viande constitue un apport en protéines primordial pour les populations mal nourries et que l’élevage fait vivre 1,3 milliard de personnes. « Il s’agit souvent de la seule activité économique possible pour les populations pauvres », écrivent-ils. Diverses pistes sont proposées pour limiter les dégâts de l’élevage, comme l’amélioration de l’alimentation animale. La FAO suggère que, en outre, cet impact pourrait être « fortement diminué » si « la consommation excessive de produits animaux parmi les populations riches baissait ». Un Indien consomme en moyenne 5 kg de viande par an, contre 123 kg pour un Américain.

Gaëlle Dupont
Le Monde 05.12.06

Les Chinois les plus démunis continuent de s’appauvrir

Le « miracle » économique chinois a son revers : si le taux de croissance soutenu des dernières années a permis à plusieurs centaines de millions de personnes de s’extirper de la pauvreté, les écarts ne cessent de se creuser entre les plus riches et les plus pauvres de l’empire du Milieu. Selon le nouveau responsable en Chine de la Banque mondiale, David Dollar, le régime de Pékin avait certes par le passé réussi à réduire le nombre de pauvres dans certaines régions, mais aujourd’hui la situation a changé : « Plus de la moitié des pauvres en Chine ne vivent plus dans des villages officiellement désignés comme zones de pauvreté, a-t-il affirmé vendredi 1er décembre. En fait, 70 % des plus bas revenus de Chine ont vu leur pouvoir d’achat baisser ces dernières années. ». Entre 2001 et 2003, si l’on en croit les chiffres de la banque mondiale, les 10 % des Chinois les plus pauvres se sont ainsi appauvris. De plus, si les plus démunis se trouvent aujourd’hui partout dans le pays, la pauvreté reste malgré tout un problème paysan. Le parallèle est saisissant : un taux de croissance de 10 % annuel depuis le début du siècle correspond à une décroissance de 2,5 % du revenu de ces 10 % de Chinois les moins riches. Sur 1, 3 milliard d’habitants, 130 millions de personnes survivent avec moins de 1 dollar par jour (contre 377 millions en 1990). Résultat, le produit national brut (PNB) de la République populaire ne cesse d’augmenter et la classe moyenne supérieure ne cesse de s’enrichir au détriment de ceux qui ne cessent de s’appauvrir… Comme le précise encore M. Dollar, « il suffit d’aller à 100 kilomètres autour de Pékin pour trouver des villages où, même s’il n’y a pas un fort taux de pauvreté, plusieurs familles sont très pauvres. ». Quant aux migrants, poursuit-il en faisant référence à plus d’une centaine de millions de paysans venus trouver du travail dans les villes, « ce sont les personnes relativement les plus pauvres du pays ».

 

DISPARITION DE LA « SÉCURITÉ SOCIALE »

 

Devenu la quatrième économie mondiale, la Chine doit payer le prix d’avoir accepté une inégalité croissante entre ceux qui ont bénéficié du fameux « miracle » et ceux qui ont été laissés au bord de la route du succès. Certains experts estiment ainsi que le démantèlement progressif du système de protection sociale dont jouissaient les employés d’« unités de travail » explique en partie l’appauvrissement de certaines classes sociales. Un économiste chinois, Li Zhining, précise qu’ « avant le début des réformes économiques [c'est-à-dire au commencement des années 1980], le système de sécurité sociale en Chine était déjà très fragile. Aujourd’hui, il a pratiquement disparu. Le gouvernement ne dispose donc plus de beaucoup de moyens pour faire face à ce creusement des inégalités. Je pense que la disparité entre riches et pauvres sera un problème impossible à résoudre à court terme. ». Un autre économiste de la banque mondiale en Chine, Bert Hofman, souligne cependant que les analyses de la banque démontrent que la majorité de cette couche des plus démunis ne sont pauvres que temporairement, soit en raison d’un licenciement à la suite de la restructuration d’une entreprise d’Etat, soit d’une maladie, soit d’un événement imprévisible dans leur existence. « Seuls 20 % ou 30 % des plus pauvres risquent de le rester longtemps et encore, ils ont souvent des économies », soutient-il. Les réformes initiées à partir de 1978 par l’ancien dirigeant Deng Xiaoping ont permis à 400 millions de Chinois de s’arracher de leurs conditions de pauvres en un quart de siècle. Mais le fossé n’a, ces dernières années, cessé de s’élargir entre les revenus urbains et paysans : 8 % à 9 % de croissance du niveau de vie pour les citadins contre à peine 5 % pour les gens des campagnes. Pendant ce temps, les spécialistes de l’économie chinoise remarquent que le « boom » dont jouit l’empire du Milieu continue de profiter d’abord aux groupes étrangers, tandis que la Chine est devenue, depuis 2004, le troisième exportateur mondial, ravissant cette place au Japon.

 

Bruno Philip
Le Monde 05.12.06

on n’en demande pas tant

Commentaires désabusés d’après un article de Xavier Ternisien, dans Le Monde du 5 décembre 06.

Sur tous les tons, la sphère économique nous rabâche qu’il sera impossible dans l’avenir de garantir le système de paiement des retraites aux travailleurs, tel qu’il fonctionne à ce jour. On ne s’y résigne pas, on se dit qu’on pourrait taxer le capital par exemple…
Mais quand même, L’Etat ne fait pas dans la dentelle : on savait déjà que les fonctionnaires travaillant dans la France d’outre-mer doublaient quasiment leur salaire par rapport à la métropole. On se demandait si ça se justifiait encore, on avait déjà de sérieux doutes…mais il y a pire : nous apprenons (les bras nous en tombent) que les fonctionnaires qui terminent leur carrière ou prennent leur retraite outre-mer voient celle-ci augmenter de 35% à la Réunion et à Mayotte, de 75% en Polynésie Française et en Nouvelle-Calédonie, même pour ceux qui décident de s’y installer pour leur retraite sans jamais y avoir travaillé. Evidemment, de plus en plus de petits malins en profitent : de 9168 à bénéficier de ce traitement de faveur en 89, ils étaient 29861 en 2005! on imagine ce que cette incompréhensible folie coûte à l’Etat, déjà lourdement endetté, ce qu’on nous serine assez par ailleurs..(300 millions d’euros avec une augmentation prévisible de 70 millions d’euros par an) et aux collectivités d’outre-mer, déjà pauvres! Par ailleurs l’Etat n’exerce aucun contrôle administratif sur la réalité de cette « délocalisation » : certains ne disposeraient ainsi que d’une « boîte aux lettres » outre-mer…
L’honnête Jean Arthuis que je qualifie ainsi bien que je ne partage sans doute pas ses idées politiques par ailleurs, a présenté pour la quatrième fois depuis 2003 un amendement au projet de loi de Finances pour mettre un terme à ce régime. Modéré, il ne proposait pas de supprimer cet avantage à ceux qui en bénéficiaient déjà, mais de suspendre les flux.
Pour la quatrième fois l’amendement a été refusé, par 186 voix contre 16.
Comme aurait déjà dit mon grand-père : « pauvre France »!!!!

Tara

un match, un mort

Jeudi soir, à l’extérieur du stade, vers la station de métro Porte-de-Saint-Cloud, «un groupe de supporteurs excités du PSG de la tribune Boulogne s’en prennent à un supporteur de Tel-Aviv qui a un drapeau aux couleurs israéliennes et le traitent de « sale juif »». Yanniv Hazout, 23 ans, de confession juive, «demande l’aide de l’agent en civil», qui lui «prête assistance, comme il se doit», selon la préfecture de police de Paris. En «mission discrète, donc en civil», ce membre du service régional de la police des transports, équipé d’un talkie-walkie, doit «assurer le contact en surface avec ses collègues dans le métro, et surveiller les véhicules de police». Témoin de la scène, Philippe Broussard, rédacteur en chef du service société de l’Express, spécialiste des hooligans, voit «un Noir d’une trentaine d’années» qui a «en main une grosse bombe de gaz lacrymogène et tente de faire face à une foule de plus en plus hostile. A l’évidence, il cherche à protéger quelqu’un situé près de lui, et lance à plusieurs reprises : « Reste derrière moi ! Reste derrière moi! »» écrit-il sur le site de l’Express. Selon un enquêteur, «les insultes et l’agression se reportent alors sur le policier antillais traité de « sale Nègre » et visé par des saluts nazis». Cerné par «150 supporteurs du PSG» qui scandent «Bleu-Blanc-Rouge, la France aux Français!», il court avec son protégé vers le McDonald’s de l’autre côté de la place, mais n’a pas le temps d’y entrer, «pris à partie» devant le dépôt de la RATP. A 50 mètres de là, Philippe Broussard «constate un mouvement de foule, comme si le « fugitif » était rattrapé par ses agresseurs. Plusieurs personnes crient : « Il a un flingue, il a un flingue. » Et puis soudain, un coup de feu claque».

 

Depuis Patricia TOURANCHEAU, Libération, 

samedi 25 novembre 2006

 

Grèce : après le viol, le racisme…

Lu dans Ouest-France du 5 11 06 un article d’Angélique Kourounis, dont voici l’introduction :

« A Athènes, quatre adolescents, tous grecs, qui ont violé leur camarade de classe, une bulgare de 16 ans, ont eu la même punition…que leur victime, à savoir cinq jours d’exclusion. L’affaire, qui a pour cadre le lycée d’Amaryntchia, sur l’île d’Eubée, a été rendue publique lorsque la jeune fille a porté plainte près de la police. On lui a conseillé de partir du village où elle habitait depuis dix ans avec sa mère, « pour calmer les esprits »……. »

La journaliste précise ensuite que si des voix se sont élevées pour dénoncer ces faits, dont celles du président de la république grecque, du ministre des Affaires étrangères, et du ministre de l’Education, à l’opposé il s’est trouvé des professeurs, le chef de l’église orthodoxe, une partie de la presse, et même le ministre de la santé pour continuer à mettre victime et violeurs sur un pied d’égalité.

En Amérique, tradition et commerce sont les mamelles de la folie

Ouest-France du 8 11 06, sous le titre « Un 4×4 acheté, un fusil offert » :

L’entrefilet dévoile qu’à Oxford, en Pennsylvanie , dans une petite ville près de l’école où dix fillettes de la communauté amish ont été tuées début octobre par un homme armé, un concessionnaire auto offrait en promotion, depuis le début de la saison de la chasse jusqu’au 31 octobre, un fusil à tout acquéreur d’une 4×4 ou d’une camionnette.

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